Tristan Lopin au bout du fil

Coup de Théâtre

Chronique du Ven. 03 Avril 2015: "Tristan Lopin au bout du fil"

Photo © Margaux Duroux
Photo © Margaux Duroux

Je prend en otage la chronique de Thomas pour vous faire partager ma rencontre avec Tristan Lopin, jeune et curieux individus issu d'une espèce en voix d’expansion que je nommerais « dandy loufoque à sensibilité exaspérée ».

 

Le vendredi 13 mars dernier aura été un soir aventureux, c'est en gang d'artocrates et sympathisants que nous sommes venus remplir la salle du Bouff'scène Café Théâtre à Nice pour voir le One man show de Tristan. «Tristan Lopin penses comme une nana », un spectacle né le 8 Janvier 2015 à Paris et à s'en fendre la poire.

 

Du haut de ses 27 balais, le fringuant gandin joue de la punchline à mort sous les projos et tisse un lien de complicité avec son public en racontant ses histoires de cœurs. Et dans ses témoignages une choses nous frappe, Tristan ressemble à toutes les girls folles de « Sex and the city » à croire qu'on lui aurait glissé dans le cerveau des ovaires pailletés qui chanteraient du Britney Spears non-stop.

Tous les clichés du girlisme y passent. Une façon rafraîchissante de parler de sensibilité « féminine » étant donné que le sujet et en ce moment au cœur des blablas quotidiens ; théorie du genre, sexualité, identité …

 

Du coup à la fin du show, Nicole Jones et moi nous sommes jeté sur le mirliflore comédien avant même de se jeter sur l'apéro, afin de lui demander un entretiens téléphonique le lendemain. Et c'est au bout du fil que Tristan nous a confié la recette de sa représentation.

 

Tristan confie ses histoires d'amours à ses copines depuis des lustres et remarque qu'il leur ressemble en tout point et ça amuse la galerie. Il commence à écrire ce sketch alors qu'il est encore à l'école de One Man Show à Paris. C'est là qu'il rencontre Yoan Chabaud, son prof de théâtre, qui devient son metteur en scène. En Mars il joue à Nice pour la première foi après deux mois de planches à la capitale, un espace plus restreint donc plus intime qui force la proximité avec un public différent mais carrément réceptif, y avait pas de quoi avoir les chocottes Tristounéchoux !

 

La crainte de Tristan est que l'on assimile son discours à la notion de communauté gay. Certes, le paramètre "Je suis un homme qui aime les hommes" transparaît dans l'écriture du projet mais la volonté des concepteurs est de créer un spectacle qui parle de sensibilité où toutes notions d'identité sexuelle est complètement NORMALE. Hétéro, homo, bi, trans, on a tous en nous une gonzesse qui se jette sur le pot de nutela après s'être fait largué.

Ce petit moment censé nous détendre de la culotte et faire grimper le niveau de dopamine a finalement bien plus de conséquence sur les consciences qu'il ne pensait avoir dès le départ. De quoi filer à bon coup de pied au cul aux réactionnaires.

 

Nydenlafée

 

Ps : Merci Thomas !

 

Pour réserver les prochains spectacles de tristan: http://www.billetreduc.com/126175/evt.htm

 

 

Chroniques de Thomas Marenda,

pirate de théâtre, comédien, soufflart et animateur au théâtre

de la Semeuse à Nice.

 

Pour lui faire un coucou sur son tumblr c'est ici.