Clitoris - la révolution orgasmique

CROK QUI

Chronique de Juillet 2015 "Clitoris: la révolution orgasmique"

Le potentiel rêv-évolutionnaire du clitoris

 

Traçons un premier rond, puis un second de même taille juste à côté, surmontons ces ronds d'une espèce de carotte plus ou moins ronde, et hop ! Nous obtenons sans peine le hiéroglyphe le plus connu et le plus utilisé de l'humanité : l'organe masculin du plaisir, j'ai nommé la bite ! Essayons maintenant de griffonner l'organe féminin du plaisir, le clitoris, et le résultat sera beaucoup moins efficace et spontané. Nous réfléchissons, nous hésitons, nous tremblotons des formes imprécises sur la feuille. Et pour cause ! Alors que le phallus est bien connu et massivement représenté, le clitoris, en revanche, est mal connu et presque invisible.

Mercredi 1er juillet 2015, au Court-Circuit Café à Nice, s'est tenu un « Atelier clitoris » dans lequel nous avons été invité à dessiner, regarder, discuter, écouter et interroger pour améliorer notre connaissance du clitoris. Faire connaître le clitoris, c'est d'abord un rêve, celui d'un monde où le plaisir des femmes aurait ni plus ni moins mais autant d'importance que le plaisir des hommes. Faire connaître le clitoris, c'est aussi un désir d'évolution. Nous faisons le pari que partager le récit de son histoire tourmentée ainsi que les images médicales et artistiques de son anatomie surprenante constitue, pour chacun de nous, une belle occasion de s'émerveiller, de s'augmenter et de s'améliorer.

À tous ceux que l'affiche et le titre choisis pour cet atelier effrayerait, je tiens à envoyer un message non pas d'amour, car je n'aime pas les effarouchés-d'un-rien, mais de paix, car certes je ne veux pas vous nuire ! Je dirai même plus : ce n'est pas parce que nous organisons cet atelier sur le clitoris que nous avons l'intention de couper des bites, de perpétrer des sabbats entre femmes, et de transformer tous les réfractaires en esclaves condamnés à la pratique du cunnilingus jusqu'à ce que mort s'ensuive ! Nous utilisons le mot « révolution » parce qu'il nous paraît drôle, poétique et entraînant, surtout quand on l'associe à l'adjectif « orgasmique ». Pour autant, nous refusons la violence, nous ne convoitons pas le pouvoir, et nous avons conscience qu'il faudra nous armer de patience, et non de cocktails molotov, pour qu'advienne peut-être un jour le monde de nos rêves.

 

Amandine Brûlée

Elle se balade, squat vos soirées, s’incruste dans les évènements culturel, s’assoit dans un coin, vous observe, sort son carnet et son stylo et avant même que vous ayez pu dire « petit fourre » elle vous aura croqué et vous finirez dans sa chronique.

Amandine Brûlée ne mort pas, elle croque.

 

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