Le délit de Pshyché

La rubrique Noologique

Chronique du 03 Octobre 2014: "Le Délit de Psyché"

Le Mythe Grec de Psyché nous raconte une histoire d'amour riche en éléments populaires et féeriques. (Je vous encourage à en prendre connaissance sur internet, ou même carrément dans un bouquin si vous avez ça en stock)... Mais j' vais essayer ici de la faire courte.

 

C'est l'histoire d'une jeune mortelle, dernière des 3 filles d'un roi, qui était tellement belle, que tous les humains et même les dieux se pâmaient devant son physique. Si bien que cette salope d'Aphrodite (Vénus) en devint jalouse et envoya son fils, Cupidon lui infliger la punition qu'elle ne méritait pas. Cupidon la voyant, succomba tout de suite à sa beauté et décida de ne pas accomplir la vile tâche que lui avait ordonné sa mère. Il monta un plan, et au lieu de se faire posséder par un démon, Psyché offerte en sacrifice en robe de mariée sur un rocher, se fit emporter par Zéphyr, le vent doux, vers une vallée lointaine et luxuriante où on avait bâti un château somptueux pavé d'or et certi de pierres précieuses j' vous passe les détails. Dans ce château, Psyché est accueillie promptement par des serviteurs invisibles. Une voix amicale retenti, la rassura et lui fit visiter les lieux en lui expliquant : « Maintenant t'es ma femme et p' i aussi tu m'aimes, du coup tout c' bonheur continuera de dégouliner tant que tu obéiras à cette simple règle : Ne cherche jamais à connaître mon identité ou découvrir mon vrai visage. » Là d' sus, la belle et brave Psyché répond : _Ok, top la ! »

Et elle aima passionnément son bon mari. Ouai bah c'était bien beau tout ça mais Psyché dans cette vie de château aux serviteurs invisibles et au prince qui est bien charmant hein, mais on peut pas l' voir le gros ; alors bon... Elle se sentait un peu seule. Du coup elle demanda à son doux mari de faire venir ses sœurs. Cupidon accepta après maintes hésitations. Zéphyr encore, d'un seul souffle chaud, conduisit les sœurs de la Psyché au château. Les sœurs, découvrant tout ce luxe, se mirent à être jalouses et instillèrent le doute en encourageant leur cadette à se renseigner sur l'identité de son mystérieux époux... Rhaa les connes !

 

Une nuit dans le lit, Psyché se réveilla pris la lampe et l'approcha du corps de son mari et reconnu tout de suite le visage du dieux. Un geste de stupeur, et une maladroite goute d'huile tombe inexorablement sur l'épaule de Cupidon endormi, et qui se réveille aussitôt. Comprenant la situation, ce dernier se lève, et s'envole par la fenêtre en lâchant un : « J' t'avais prévenu, maint' nant j' me tire ! » Psyché remplie de remord, désespérée, le chercha partout en vain. Pendant ce temps, les connes de sœurs, apprenant l'identité de leur beauf' voulurent elles aussi l'épouser. Elles s'habillèrent en robe de mariée et se jetèrent du haut du rocher où Psyché s'était envolée la première fois. Et en bonnes connes s'écrasèrent, gueule la première. Psyché continuait donc d' errer çà et là, se voyant refuser l'aide d' Héra (Junon) et de Déméter (Cérès), fini par aller directement voir avec la belle mère directement : cette belle salope d'Aphrodite ! Qui ne manqua pas de faire sa salope à la première occasion, et laissa Psyché entrer en sa demeure mais en fit son esclave soumise et lui imposa des travaux impossibles à accomplir pour une simple mortelle. J' vous passe les passages des 3 premiers travaux à accomplir, mais renseignez vous c'est intéressant... La dernière tâche oblige Psyché à descendre aux enfers, voir Perséphone (Proserpine) et lui demander un flacon d'onguent de beauté préparé par ses soins. Psyché réussit tout de même à remonter des enfers (voir détails), mais juste avant de rejoindre le monde des vivants Psyché ne tenant plus de curiosité et voulant être ENCORE PLUS belle pour plaire ENCORE PLUS à Cupidon, son doux époux, descella le flacon duquel s'échappa une volute de sommeil mortel qui s'insinua dans le p'tit nez de Psyché qui en mourut sur le coup. (hoooo...)

 

Pendant ce temps, Cupidon, lui aussi désespéré, alla voir directement le big boss, Zeus (Jupiter), Et lui confessa sa désobéissance envers sa salope de mère et lui assura que Psyché avait été assez punie et qu'il voulait se marier avec elle en bonne et due forme. La pleurniche de Cupidon marcha plutôt bien ; Zeus, magnanime, lui répondit : « C'est vrai qu' ta mère heee... Bref... Ben d'accord sinon pour le reste, tu as ma bénédiction pour que Psyché soit ta régulière ici sur l'Olympe ! » Cupidon trop content, s'envola à tire d'aile pour aller retrouver sa belle qu'il découvre finalement sur le perron de chez les vivants, morte. Il la secoue un peu, du coup elle se réveille, et ils s'envolent tous les deux vers l'Olympe où l'on célébrera leurs épousailles en grande pompe. Tous les dieux de l'Olympe sont de la partie même cette belle salope d'Aphrodite qui en oublie ses vieilles rancunes. Zeus offre une coupe d' ambroisie à Psyché qui la boit : « Haaa...Ça arrache ton truc papi ! Bah je veux ! C'est pas pour les p'tite frappe, ça rend immortel ! » Enfin, Psyché Donna une fille à Cupidon qu'ils nommèrent : Volupté. (Haaaaaaaaaaa!) FIN.

 

Psyché : est aussi chez les même grecs, ce qui correspond à l'âme. L' Esprit monte. La Matière descend.

Psyché (l'âme) se voit mourir pour renaître à un stade supérieur. C'est le principe de base de la plupart des rites initiatiques à l'Est, comme à l'Ouest du monde. Psyché (l'âme) et Cupidon (l'amour) se désirent et s'aiment, mais ne peuvent réaliser leur merveilleux couple dans un monde de Matière (ici sur terre). Psyché devra alors descendre aux enfers. Et là y mourir parce qu'elle voulait être encore plus belle physiquement, (et vouloir être encore plus beau c'est répondre aux exigences du monde de la Matière...), elle a péché par gourmenvie. Et ce fut bien là son seul délit, elle qu'était plutôt vertueuse... Mais Cupidon lui permet de revivre et d’accéder au monde de l'Esprit dans lequel ils feront Volupté.

 

C'est classe et plein de sens la mythologie grecque : C'est psychédélique (littéralement: «qui éveille l'esprit») !

 

Achille Morio

 

 

Non vous n'êtes pas perdus dans les méandres du cosmos (si... peut être un peu), vous être dans la chronique d''Achille Morio, peintre d’œuvres photo-luminescentes cherchant, dans les luisances nocturnes, les effets de l'ame qui l'anime et de la conscience collective neguentropique, qu'il s'efforce d'honnorer et d'enrichir au mieux.

 

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