Diables Bleus lieu de tissage

Les Artocrates ont testés pour vous.

Chronique du 03 Avril 2015 "Diables Bleus lieu de tissage"

Diables Bleus : C'est le surnom d'un bataillons de chasseurs à pied, à l'origine des chasseurs alpins - unité de l'armée de terre française - qui reçoit ce sobriquet par les troupes allemandes, en hommage à leur courage et à la couleur de leur uniforme. Ils voient le jours en 1845, crées par le duc d'Orléan, alors que l'unité alpine née en 1888.

 

Diables Bleus : C'est le nom d'une avenue à Nice, dans le quartier Est, qui passe au dessus du Paillon et qui fait lien entre la route de Turin et le boulevard Saint-Roch. Elle est ainsi nommée en mémoire des valeureux chasseurs alpins du XIXème siècle, puisque c'est ici que fut construite leur caserne, la caserne des Diables Bleus aujourd'hui détruite pour laisser place au pôle universitaire de Saint-Jean d'Angely.

 

Diables Bleus : C'est le nom d'une association, d'un lieux d'art et d'émulsion niçoise, située au 29 route de Turin, où les artocrates ont rencontrés leurs aînés, Zacloud, Nicole, Gilou, Titou et toute la bande, créateurs d'une vie culturelle, contre-culturelle et non-institutionnelle. C'est un lieu de tissage où des liens se fabriquent entre artistes, musiciens, poètes, comédiens. C'est un espace où l'on n'oublie pas ses racine et où l'on sait d'où l'on vient., où les liens avec les producteurs locaux sont favorisés.

 

Entendu que les Diables Bleus ont une histoire qui restera au panthéon des friches du pays niçois, s'ils se nomment ainsi ce n'est pas pour des blettes, puisqu'à l'origine, le collectif d'artistes vivaient dans la caserne des Diau Blu (traduction nissart). Cinq années d'occupation, d'expositions, d’événements, d'émulsion - en cohabitation et collaboration avec le collectif d'artistes La Brèche - pour finir expulsés avec violence par Jacques Peyrat, ancien maire UMP de Nice et anciennement au FN, emprunt de la souveraine mission de « nettoyer Saint-Roch de la racaille et des punk-à-chiens » – bien que le conseil régional de la région PACA était apparemment favorable à un codéveloppement durable de la friche avec les institutions (à ce que les médias disaient).

Mais que diable on n'extermine pas la cour des miracles aussi facilement. Aujourd'hui une partie du groupe résiste encore et toujours au blingbling chatoyant des vieux cons réac' et se mobilise pour faire perdurer cultures populaires, arts et partages pluridisciplinaires au sein de la citée. Après une longue bataille, les Diau Blu se sont relogée tout seul en louant le local du 29 Route de Turin. Plus petit pour sûr, mais assez grand pour y faire plein de choses et rester sur un fonctionnement d'autogestion. Le collectif La Brèche, quand à lui, est relogé par la mairie dans les ancines entrepôt Spada du quartier St Roch.

 

Et faut dire qu'on s'éclate chez les diables bleus, y a un bar associatif avec vin et bière, parfois quiches et pissaladières maison, grand esprits, humours décalés et rires à gorges dépouillées. Chaque semaine, des producteurs locaux viennent proposer des paniers bio, de fruits et légumes de saison. Des compagnies et des groupes peuvent louer la salle pour des répétitions, des réunions et des ateliers. Et régulièrement, expos, concerts, baletis, soirées endiablées, lectures et performances y sont organisés. Pour vous tenir au jus voici une bonne adresse https://www.facebook.com/diablesbleus29/timeline

 

NLF

 

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Posted by Archives on lundi 15 septembre 2014

Chez les Artocrates, on aime bien boire, bien manger, faire la fête, nourrir son cerveau d'art, de théâtre, de musique et pour pas cher. Cette chronique a donc pour vocation de vous présenter les lieux où vous serez dispensez de vendre votre rein pour passer une bonne soirée.