De l'art pour et par le peuple

Les occasionnelles de l'Artocrate

Chronique du 10 janv. 2014. "De l'art pour et par le peuple" par Achille Morio.

Des compulsions, des vieux démons et la satisfaction parfois d’être ici et maintenant...

 

C'est sur les murs contenants de la Cité que les murmures contenus du peuple, des gens de nous, prennent forme et dévoilent les secrets extraordinaires d'une modeste sagesse.

 

La nuit, c'est bien connu, tous les chats sont gris, et les rats aussi surement, mais les murs deviennent des pages qui blanchissent autant que la campagne le lendemain, dès l'aube, à une certaine heure...

La peinture plus forte que la masse pour abattre ces cloisons anonymes.

Et elles auront un nom quand on leur dessinera un visage!... Foutre Diable!!

 

Les premiers symptômes d'une désobéissance civile nécessaire à un corps urbain sain.

L'action des anticorps probablement qui provoque la fièvre dans son combat contre la maladie.

La Grand' Ville, ses contraintes et ses aberrations, ses rythmes parfois insoutenables sous lesquels sur-joue une masse informe désinformée, tant et si bien qu'elle oublie que si nous sommes tous aussi nombreux sur une aussi petite surface, c'est parce qu'au départ, on est copains.

 

Observez les murs de votre ville (JCDecaux excepté) et vous en apprendrez bien plus sur ce qui se trame dans le tissu du réel (physiquement même, peau contre monde, atome contre at home), que n'importe quel réseau social-cybercratique... Mais si!

Combien de fois, aux grandes heures de Rome, n'avait-on pas vu la biroute de l'empereur dessinée comme ça à la volée, pour montrer, tout nu, au peuple ce qu'il se passait jusque dans le froc impérial.

Ça enseignait au césar de passage dans la cité à bien tenir le mord de son hybris. «Tu n'es qu'un homme», Marc Aurèle!

 

A l'orgueil du parasitisme aristocratique, fruit pourri du pouvoir, notre rôle là d'dans est d'y opposer la tempérance créative, pour montrer au regard des lois ET du Bien Commun qu'il y a le droit, mais il y a le devoir.

Le devoir de voir... Voir ou périr !

 

De l'art pour et par le peuple, les gens, nous, parce que mathématiquement au vu du nombre de têtes, c'est là que foisonnent le plus d'idées.

Pas toujours bonnes accordons-le, mais par sélection "noospherique" ou morpho-quantique (appelle ça comme tu voudras; toi aussi, amuse toi et fabrique des mots), on obtient tout de même de beaux embryons neguentropiques d'une contre-culture viable, quoi que les culturo-mondains en disent. Il est vital de les nourrir, ces contre-cultures, de nos visions si fragiles au regard du gouffre béant que sait être cette cul ture.

Particulièrement la plus récente qui se présente sous des aspects de culte de la destruction des cultes. Un trou du culte (elle me démangeait cell'là!).

 

Ethnocide global financier.

Un monstre sans visage qui prétend en avoir 1000.

Les 3 premières lettres du mot "finance"... Doit surement y avoir un rapport.

 

Artiste ou pas artiste, artisan, boulanger, coiffeur ou cosmonaute,

Vivre est un art et il ne sera trop tard qu'après ton dernier soupir!

 

Achille Morio

 

"Nous sommes passés ici, nous des copains à la vie à la mort"

Graffitti antique retrouvé sur les murs de Pompéi,

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