Boombarstck

Rendre à ces arts ce qui

appartient à ces arts.

Chronique du 10 Janv. 2014 "Boombarstick, urban art & music festival."

Récemment, j’ai eu le plaisir de rencontrer durant une Nuit Urbaine, une artiste, Klara Mrsic, jeune femme de 31 ans, Italo-Croate, qui vit et travaille entre ses deux amours, son pays et Nice, notamment Vodnjan, petite ville de 6000 habitants dans le sud-ouest de l’Istrie, site méditerranéen de 2000 ans d’histoire, appelée aussi Dignano en Italien.

Passionnée de Street Art, diplômée en licence management artistique et culturel, Klara et sa bande y montent un festival d’art urbain et de musique en 2013. L’idée germe lors un précédent évènement à Ibiza, qu’elle Co-produit avec un groupe d’organisateurs et de galeristes. C’est alors le coup de foudre, fort de cette expérience, elle rentre à Vodnjan avec une seule idée en tête, y créer la même chose et en mieux.

 

L’édition zéro « Boombarstick, urban art and music festival » né du 3 au 7 juillet 2013. Pourquoi ce nom? Parce que les habitants de Vodnjan s’appellent les bumbars.

Au bilan, 70 billets d’avions pour faire venir 10 groupes comprenant des Street artistes, des artisans et des musiciens, 5 jours de festivité et d’effervescences artistiques, 2 concerts par soir, l’art pour amener à la réflexion et la musique pour rapprocher les gens. Les façades extérieures des bâtiments sont investies par les Street artistes et les intérieurs des boutiques sont ouverts aux artisans.

Le message porté par le festival : «tout est possible si tu t’en donne les moyens». Et surtout, «ne jamais baisser les bras». Une réflexion culotée face à 40 années de communisme qui ont façonné un peuple poussé à la résignation.

 

Pour voir la réalisation du projet, c’est un véritable parcours du combattant contre le pouvoir en place. Il faut attendre deux ans, entre 2011 et 2013, pour que les élections aboutissent à l’entrée de la Croatie en Europe, ainsi que les élections municipales, dont l’issu débloquera quelques fonds pour financer l’évènement. La politique de l’organisation du festival ne se tourne pas vers des sponsors privés. Les artistes intervenants souhaitent rester indépendants de toute marques et publicité, un souhait que respecte klara et qu’elle assimile comme ligne de conduite. «L’idée est d’amener les institutions à s’ouvrir aux démarches artistiques, et pas le contraire».

 

L’édition zéro offre aujourd’hui une crédibilité solide face aux artistes et aux locaux, favorisant l’élaboration de l’édition 1, dont le message sera : «il faut se battre et ne pas se limiter à ce que la loi t’autorise ou pas à faire concernant l’art.»

Cette année le festival se déroulera chez les gens, des hôtes privés qui ouvriront leurs portes, évidemment, tout le monde est bienvenu.

 

«Si tu ne fais pas les choses quand t’as envie de les faire, quelqu’un le fera à ta place et pas aussi bien que toi.» Klara.

 

NLF

 

Pour voir le reste c'est sur le site de Boombarstick.

Bienvenue dans la chronique de Nydenlafée, artiste peintre, illustratrice et plasticienne niçoise.

Ici, on rend à ces art ce qui appartient à ces art, vous l'aurez compris, votre hôte parle d'art et donne surtout son point de vue.

Nydenlafée, rédactrice en chef du fanzine l'artocrate, n'aime pas poser ses pieds nus sur le tapis de bain mouillé, elle voue un culte au thé et au café et aime palabrer pendant des heures sur des sujets alambiqués.