Dada

Rendre à ces arts ce qui

appartient à ces arts.

Chronique du 5 Décembre 2014 "Dada".

Ce que dada nous inspire relève de la plus pure bêtise intelligente. L'art de détourner avec légèreté, le concept le plus sérieux, faisant fi des convenances et balayant avec dédain des fondements moraux à la base de toute servitude volontaire.

Ce que dada dit est que tout doit être appréhendé avec importance moindre, car absolument tout est importance, mais qu'importe, puisque tout est vain. Dada se moque, dada délie, dada n'est pas un délit, dada est insolent, dada sent bon la rébellion, dada peut s'accompagner de tout et s'en accommode même si tout n'est pas commode. Dada se range aisément dans votre commode et peut sortir à tout moment du placard. D'ailleurs, dada gagne à être placardé sur toutes les portes – à la méthode du terrorisme poétique par Hakim Bey – il n'y a rien de plus simple. Chaque instant peut nous inspirer le dada.

 

NLF

Bienvenue dans la chronique de Nydenlafée, artiste peintre, illustratrice et plasticienne niçoise.

Ici, on rend à ces art ce qui appartient à ces art, vous l'aurez compris, votre hôte parle d'art et donne surtout son point de vue.

Nydenlafée, rédactrice en chef du fanzine l'artocrate, n'aime pas poser ses pieds nus sur le tapis de bain mouillé, elle voue un culte au thé et au café et aime palabrer pendant des heures sur des sujets alambiqués.