Fred le Chevalier

Rendre à ces arts ce qui

appartient à ces arts.

Chronique du 2 Mai 2014 "Fred le Chevalier".

C’était il y a trois ans, quand j’ai fait mes premiers pas en Street Art sur les murs parisiens que j’ai découvert le travail de Fred le chevalier.

A chaque coins de rues du quartier du Marais où je logeais, je pouvais croiser un personnage en noir et blanc, parfois teinté de rouge, me tendant une rose, accompagné d’un vers libre.

Couple se tenant la main, héro sautant de nuages en nuages, rois et reines couronnés, joueurs de flutes, demoiselles fleuries, ces illustrations sur papier collé, habitants d’un monde super plat, décoraient illégalement les murs tristes et froids de la «bétonnerie» parisienne. Bienveillants, tel des esprits gardiens de temples invisibles, ils sont au mystère ce que le sablier est au temps. Envahisseurs extraréalistes venu d’un univers présent dans un cœur d’enfant, ils sont les témoins directs de notre quotidien, de nos chiens qui souillent nos trottoirs, de cet sdf chassé de son bout de carton par la municipalité, de cet homme en costume pressé, trop occupé à courir après la gloire pour apprécier de croiser l’inconnu qui bourgeonne sur le ciment de son immeuble.

Aujourd’hui, à force de travail et suivit par un publique fidèle, fred le Chevalier expose ses œuvres mais ne quitte pas la rue pour autant. Il édite de petits fanzines illustrés, imprime ses personnages sur des t-shirt, gagne sa croute et se complet dans la poésie.

 

NLF

Bienvenue dans la chronique de Nydenlafée, artiste peintre, illustratrice et plasticienne niçoise.

Ici, on rend à ces art ce qui appartient à ces art, vous l'aurez compris, votre hôte parle d'art et donne surtout son point de vue.

Nydenlafée, rédactrice en chef du fanzine l'artocrate, n'aime pas poser ses pieds nus sur le tapis de bain mouillé, elle voue un culte au thé et au café et aime palabrer pendant des heures sur des sujets alambiqués.